La Poésie de l'épure.
elle creuse
malgré l'autorisation refusée
pare-chocs contre pare-chocs
que d'engueulades
instant mort-né
tel un papillon éphémère
poésie aux accents de feu
jouissive
la logorrhée
de ce député convaincu
devenus dada
ses vers à saute-mouton
des orties
entre deux tombeaux fabuleux
accroché à la sonnette
l'escargot
mort subite
acceptée par les joueurs
marionnettes
fixées au mur chez Toone
steenweg
les maisons des pêcheurs
chemin graveleux sans issue
la chapelle
le chat noir
aux sabots blancs
tête folle
la toupie du gamin
les oyats surexcités
des nudistes
promotion du lichen
omelette étalée
les montres molles
Dali se marre
pomme devant le nez
de Magritte
nénuphars
la barque chinoise gigote
pétrichor après l'orage
elle explique
les murmures du ru
écoute chut
impromptu
ses doigts chantent
gong
un seul coup suffit
passage interdit
réservé aux batraciens
son dernier mot
fatum
un certain fleuve de vie
xylème
sur la plage
des couteaux abandonnés
brume
enveloppe d'amertume
chélidoines
dans les décombres
mûres habillées de noir
en septembre
le renard fuit
des plumes oubliées
disque rouge
disparu dans la nuit
face au mur blanc
zazen
chalet cerné
par les jonquilles
cris noirs de suie
les locataires
nez rouges costumes blancs
des vessies
feuilles mortes
comme des bateaux ivres
aurore
cette orange voilée
hypothèse thèse antithèse
synthèse
disparus
les hannetons de mon enfance
graine venue d'ailleurs
le chardon
mille mouettes rieuses
face au vent
coquelicots blessés
sur la colline
imagine les rideaux tirés
imagine
sa langue tirée
en neuf exemplaires
les pétales du camélia
quelle avalanche
murmures
complots des racines
blablabla
les oies déblatèrent
ricochets
l'envol des colverts
tussilages
entre les cailloux
nuages
tant de paragraphes
la branche infatigable
attend
le pyracantha
héberge son camarade hérisson
roucoulements
une déclaration acharnée
le banc décrépit
abandonné